Avec pour point de départ la calligraphie chinoise, les membres du groupe Yangjiang conçoivent aussi bien des installations que des oeuvres vidéo ou photographiques. Le groupe s’empare des traditions chinoises et interroge la façon dont celles-ci sont peu à peu transformées en pur divertissement, ou sont commercialisées dans un style à la fois superficiel et anodin. Pour la Biennale, le collectif imagine une installation qui combine art, stratégie et jeu à la manière des paris à la chinoise. Ils proposent de parier sur des matchs de football dans un environnement constitué de pins, d’enseignes lumineuses montrant les derniers résultats du football, les projections des matches et des calligraphies… L’oeuvre accueille également de quoi cuisiner et reçoit les parieurs pour un moment convivial qui met le doigt sur un phénomène local (celui des paris) devenu, par la magie des médias, un spectacle global. Les paris sont ouverts et les jeux ne sont pas faits !
Avec le soutien de Youcast / Avec le soutien de la Tang Gallery, Bangkok.

Collectif né en 2002, composé de :
ZHENG Guogu,
née en 1970 à Yangjiang, Chine.
CHEN Zaiyan,
née en 1971 à Yangchun, Chine.
SUN Qinglin,
née en 1970 à Yangjiang, Chine.
Vivent et travaillent à Yangjiang.
Le collectif, inspiré par la réalité sociale radicalement instable, fluide et contradictoire de la ville de Yangjiang, située entre dans une zone éloignée des grandes métropoles de la Chine du sud, crée des projets d’installations, actions et architecture qui sont tout à fait anarchistes, subversifs et plein d’humour et de parodie. En détournant les éléments des traditions chinoise et « globale », comme la calligraphie, la peinture, le jardin, le ready-made, l’architecture post-moderne, etc., le groupe, avec Zheng Guogu comme leader, produit constamment des actions, des interventions et des constructions qui défient toutes les règles établies afin de renverser les systèmes des valeurs et des légalités conventionnelles. Ainsi, ils se battent pour ouvrir un espace « alternatif » de créativité et cherchent à démontrer qu’il est possible de concevoir et construire des modèles de société et de production culturelle véritablement libres tout en résistant à la domination de l’ordre établi.