mounir fatmi refuse toujours de céder à une forme acquise, jusqu’à son nom et son prénom dont il ôte les majuscules. Pour la Biennale, l’artiste crée une œuvre composée de vhs dévidées sur un mur dont le rythme régulier des pivots de rembobinage blancs est rendu nébuleux par le flux des bandes vidéo qui serpentent jusqu’au sol et envahissent les photocopieurs situés à proximité. Sur les côtés, des projections vidéo diffusent des calligraphies arabes. Les œuvres de mounir fatmi confrontent des mondes culturels qui se superposent plus qu’ils ne s’affrontent sans jamais vraiment se rencontrer. La question de la duplication des mémoires, de leur usure, et par conséquent du bégaiement des transmissions culturelles et mentales est au cœur de cette œuvre. Le visiteur est invité à utiliser les photocopieurs, mais que conservent-ils de ce jeu ? Une image vide ? La trace vaine d’un rectangle de papier ? Comment aujourd’hui construit-on une mémoire, comment s’écrit l’histoire ?
Avec le soutien de Ceprho Toshiba, Lyon / Avec le soutien de Lombard-Freid Projects, New York.

Installation, participation
- Formes de l'écriture et formes plastiques
- La métaphore visuelle
- La mémoire, les différents types de représentation et leurs supports techniques « grand public »
- La durée de vie des techniques, la disparition de pans entiers de la mémoire collective
- L'impossibilité de la traduction, de la transposition
- L'impact visuel : l'image du flux, de la vague
- Le non sens : photocopier des bandes magnétiques vierges
Cycle 2, Cycle 3 : Arts du visuel
Collège : Arts, ruptures, continuités
Lycée : Champ Scientifique et technique, mention Arts, informations, communications