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© Clémence Torres |
ASSOCIATION RHONEALPESGALERIES
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L’association rhonelapesgaleries, créée en juin 2007, regroupe des lieux d’exposition privés situés dans l’agglomération lyonnaise et dans la Région Rhône-Alpes, qui effectuent un travail de prospection, promotion et valorisation d’artistes contemporains : galerie Anima(l), galerie Art Pluriel, l’atelier des ombres, La Rage, Vrais Rêves et galerie WM.
Le projet 4 fois 2 permet aux étudiants diplômés de l’École nationale des beaux-arts de Lyon d’accomplir un premier pas vers leur professionnalisation. L’hétérogénéité des postures des différents galeristes permet à de jeunes artistes sélectionnés par l’École d’expérimenter un nouveau terrain.
Avec l’utilisation de matériaux transformables tels que la cire, le beurre, le papier, le chocolat ou la pâte feuilletée, Fanny Maugey superpose à la fois une expérience de la matière, un rapport physique où la mesure de l’ingrédient renvoie à un contexte domestique. La prise de risque et l’inconnu de ce qui va être en jeu, le savoir-faire pâtissier et la notion d’accident sont essentielles et forment des outils de découvertes et de rencontres.
Lucie Lanzini construit un répertoire d’objets qu’elle nomme « objets référents ». Ces objets familiers sont souvent liés à la question de l’ornement et semblent provenir d’une demeure habitée. Bijoux, mobilier, moulures, mignardises…L’empreinte, le moulage, la découpe rythment le travail et créent des formes amenant un autre rapport à ces « objets symboliques » qui jouent souvent avec le cliché, le stéréotype ou le souvenir.
Lucille Uhlrich construit son travail plastique autour d’une critique du contexte historique et théorique de l’idée de production. Elle s’attache à révéler l’inconsistance des paramétrages qui y sont actifs, entre permanence et oubli, espace et décor. A la galerie Art Pluriel, la pièce Puissance 4 (jeu qui consiste à faire une ligne) interroge le contexte de la galerie en rebranchant les signes qui l’écartent d’un white cube. Des monochromes se transforment en pions et la « fin de la peinture » qu’ils signent devient le mobile d’une nouvelle combine. En quelques coups, les murs sursaturés du dix-neuvième siècle ainsi que les démêlés entre artiste et galeriste vont se déjouer dans l’événement d’une partie.
En abordant la sculpture comme un mode de déplacement, Clémence Torres investit la galerie Atelier des ombres dans des conditions très précises. Il s’agit d’un geste, à chaque fois différent, qu’elle cherche à objectiver en transformant l’espace qui l’entoure. Travailler in situ permet d’affecter les composants sensibles d’un lieu : ses surfaces, ses murs, ses volumes. Cette manière d’agir l’accorde à parler de « lieu sincère », un espace qui serait à l’exacte mesure du corps, ni au-delà, ni en deçà de lui.
Pour son 30e anniversaire, L’Alpil, « action pour l’insertion par le logement », souhaite renouer avec des expériences culturelles et artistiques. Dans son action pour l’accès au logement de ceux qui en sont exclus en raison de leurs ressources, leur statut social, leur origine ou leur nationalité, L’Alpil a déjà réalisé différentes actions novatrices avec des artistes et le monde culturel. Lors de l’installation du Nouveau musée à Villeurbanne (aujourd’hui l’IAC), l’Alpil, en tant que partenaire de l’aménagement du quartier, s’était par exemple associée à l’artiste Michael Asher. En 2009, l’Alpil prend l’attache de l’association rhonealpesgaleries et propose « une recette pour affronter la crise dans laquelle le monde entier est aujourd’hui plongé ».
L’occupation du vide est la rencontre entre la nécessité et les moyens, entre la production humaine et l’espace, entre l’humain et le cadre. L’artiste est le passeur entre ce regard et la réalité qu’il traduit, sublime ou transforme. L’Alpil, les artistes, deux collectifs différents pour manifester que l’occupation du vide et sa mutation en espace physique et social sont un enjeu de transformation et d’avenir. L’art, vision sans cesse renouvelée, et l’habitat, droit humain fondamental. Trois événements :
• Une exposition collective des galeries de l’association, photos témoins d’un quotidien et créations artistiques de l’artiste Pascal Laborde autour du thème de l’habitat. Les œuvres exposées auront été au préalable commentées par le public fréquentant l’Alpil, ces commentaires constituant une légende de l’exposition, un regard croisé.
• Une performance : réalisation en direct d’une fresque par Sylvie Samy, Claire Folliet, François Dupuy, sur la place Sathonay, Lyon 1er, le 19 novembre 2009 à partir de 20h.
• Invitation du public à participer au « dépeçage » de la fresque à la fin de sa réalisation. Chacun pourra ainsi acquérir un morceau de l’œuvre.
Réalisation et dépeçage de la fresque place Sathonay (Lyon 1er) à partir de 20h