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John Cornu, Sans titre, 2009, avec
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L'ATTRAPE-COULEURS
Métro D |
Depuis neuf ans, L'attrape-couleurs a organisé plus d'une quarantaine d'expositions monographiques ou collectives. En 2009, tout en poursuivant sa programmation habituelle d'expositions, L'attrape-couleurs organise l'accueil en résidence d'artistes dans une volonté d'élargissement de son public et de ses activités.
Le projet de John Cornu consiste à jouer avec l'architecture qui accueille son exposition. La forme de sa sculpture est ainsi une empreinte du bâtiment visant à interroger le seuil entre l'installation déduite du site et l'idée d'une sculpture plus autonome. Après une résidence d'un mois à L'attrape-couleurs, John Cornu fait proliférer ses dessins géométriques dans tout l'espace, tout en interrogeant d'autres concepts comme la synthétisation du végétal, la science fiction ou la notion d'esthétique virale.
David Lachavanne travaille à la frontière ténue entre un anthropomorphisme « absurde » et l'évocation d'une nouvelle alliance avec la nature. Son projet de résidence est une installation destinée à être présentée à l'extérieur et interdépendante de l'environnement dans lequel elle s'inscrit. Il s'agit d'un sablier relatif fonctionnant grâce à la force aléatoire et chaotique d'un élément, le vent, qui témoigne d'un décompte capricieux de durées uniques.
La série de peintures proposée a pour sujet un type de commerce où l'on vend une marchandise bien particulière : un temps de communication. Pour Laurent Proux, « ceci n'est bien sûr pas représentable avec les moyens optiques de la peinture. Reste à peindre un espace, celui du taxiphone, son agencement spécifique, les limites, les zones de passage ; reste à peindre obstinément chaque surface, chaque détail, presque sans choisir. »