
![]() Richard Durand, Sans titre, 2002 |
LA SPIRALE, ESPACE D’EXPOSITION DU CENTRE CULTUREL LE TOBOGGAN Du mardi au vendredi de 13h à 21 h Metro A |
Depuis deux ans, La Spirale développe une activité d’exposition et de rencontre avec des artistes présents sur la scène de l’art contemporain. La Spirale propose une sélection d’expositions éclectiques, avec intérêt marqué pour des artistes engagés dans une démarche résolument contemporaine.
Richard Durand expérimente depuis une vingtaine d’années une pratique picturale qui établit une dialectique entre l’espace et le temps. Ces œuvres résolument bidimensionnelles offrent des surfaces de couleurs fluides et désaturées où se côtoient lignes et formes parfaitement agencées. La surface de la toile est le propre sujet du tableau. Peintre abstrait, il figure le vide, le rien entre les interstices, le rien entre les intervalles des traces, le rien entre des coulures qui témoignent du passage d’une gestuelle minimale.
Marie-Véronique Isnard représente des parcelles intérieures du corps humain issues d’un examen anatomique et graphique à partir de manipulations graphiques. L’artiste propose ainsi un nouvel ordre organique auquel elle ajoute des transplants textiles. Le corps n’est plus un simple sujet de représentation picturale, il n’est plus seulement un élément organique, il est « objet », un corps-objet représenté au-delà de toute réalité, un corps-jouet.
L’œuvre d’Annick Picchio est d’abord inclassable, curieuse, définitivement sensible et poétique. Sa série Les talismans est composée de coquillages, branches, cailloux, graines – autant d’éléments agencés, ligotés, ordonnés pour devenir une histoire, l’écriture et la trace d’un parcours. Les Grandes demoiselles, silhouettes de papier d’une blancheur immaculée, installation silencieuse, aérienne et immatérielle, proposent un paradis de douceur ou un purgatoire d’âmes désorientées. Dans Le Jardin de Rouge Gentille enfin, les archétypes féminins sont mis à mal et proposent un questionnement sur les dispositifs amoureux.