Eh bien non, on parle d'autre chose: de l'Asian Art Triennale 2009. La première se tenait en 1979 au Fukuoka Art Museum (qui ne s'intitulait pas encore « Asian »). Vingt ans ans après, en 1999, toujours au même endroit mais sérieusement modifié (Louis Vuittton au rez-de-chaussée, Paris-baguette au dernier...) s'ouvrait la First Fukuoka Asian Art Triennale. Elle portait un titre à rallonge : « Participation, exchange, community, city and media » (curieusement il manquait le terme art !) - et présentait 51 artistes de 21 régions d'Asie (la région en Asie est à amplitude variable : elle n'a rien d'administratif et n'est pas non plus géographique, contrairement aux nôtres ; elle a plus à voir avec la notion d'ères culturelles, lesquelles sont semble-t-il naturelles (ce qui ne veut rien dire), ce qui, il faut le reconnaitre, est pour le moins, et ce n'est pas plus mal, flou).
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La 4e Triennale, qui se tient du 4 septembre au 15 novembre 2009, s'intitule « LIVE and LET LIVE : Creators of Tomorrow », et se tient en 2 lieux. Au FAAM d'abord, qui fête ses dix ans et qui a été largement amélioré : à Vuitton se sont ajoutés Dior, Mignon, Chanel, Lanvin, Cartier... bref, la French Theory y est fortement représentée. La Triennale se tient également à 2 pas du FAAM dans un site en reconversion et légèrement destroy, Reizensou. |
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Cette triennale est conçue par deux conservateurs du musée, et elle est inévitablement en concurrence avec celle de Yokohama, autre triennale nipponne, ni mauvaise, mais plutôt bien quand même : on y reviendra. Le team est mixte : Ishimatsu Noriko, international coordinator, mince, charmeuse, discrète et pugnace, un peu plus de 1,60m ; et Kuroda Raiji, chief curator, 1,78m sous la toise, cheveux longs, veste en lin, pompes italiennes. |
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On a revu avec plaisir Wong Hoy Cheong, Cai Guo Qiang (dont le solo show au Guggenheim à New York a pulvérisé tous les records d'entrée : 300.000 visiteurs ; la commissaire et l'artiste ont eu l'élégance de reconstruire la fantastique installation réalisée au MACLyon, An Arbitrary History: River - il reste quelques copies du catalogue. A ce sujet, on prête Cultural Melting bath : projects for the 20th century l'installation de Cai acquise par le MAC Lyon après la Biennale 2000, et on espère remontrer dans quelques mois à Lyon son « grand huit » de 500 m². |
Un autre point (presque) commun entre Fukuoka et Lyon : le FAAM est sur une île, la Sucrière est sur une presqu'île, et le MAC n'a pas encore accueilli Vuitton (et c'est un regret) dans son lobby.
* Destroy all monsters: Mike Kelley, Jim Shaw...)




