A Londres, foncez à la Serpentine Gallery, un certain Hans Ulrich Obrist y expose Gustav Metzger : le « art destructive commando » à lui tout seul (hommage à C. Vander et Magma). Metzger on l'a vu à la Biennale de Lyon 2003, invité par le Consortium de Dijon (Xavier, Franck Eric et les autres.) Il a inventé le light show (pour ceux encore sans Alzheimer qui savent qui sont Soft machine (1 et 2 seulement) et Pink Floyd jusqu'à Ummagumma, après c'est du Soap Opera - à ce sujet, puisqu'on est chez les petits vieux écoutez les Kinks).
Ex-Soft machine, Robert Wyatt, qu'on a invité à la Biennale de Lyon 2001 avec une installation sonore, a commis un monstre intitulé Nagasaki Hiroshima Aligato qu'on a failli choisir pour répondeur à la Biennale. Aujourd'hui au MAC Lyon, on a les Question Marks and Mysterians, tube interplanétaire en version espagnole à l'époque où les boîtes qu'on appelait encore dancing étaient en plein air et où Johnny dadouronronnait déjà.
Mais revenons à l'art : vous avez probablement entendu parler d'Istanbul. Allez voir la Biennale, et ne ratez surtout pas l'expo de l'ami Sarkis au Modern Istanbul. L'exposition est remarquable, l'homme étonnant.
Revenons encore une fois à la Biennale d'Istanbul : Hanru - c'est son prénom - en fut le commissaire en 2007. Cette année elle s'intitule What keeps mankind alive ? Elle est de l'avis général cohérente, rigoureuse, bien pensante, brechtienne (pas George, l'autre, Bertold). Elle est conçue par quatre excellents commissaires, toutes quatre du Mittle Europa, formées à l'université anglo-saxonne, radicales. Philippe Dagen, de l'université et du Monde, pour lequel j'ai un grand respect (il connaît très bien l'histoire de l'art), Philippe donc leur accorde un papier généreux, dans lequel il égratigne gentiment et au passage la Biennale de Lyon, qu'il trouve elle aussi peut être un peu trop bien-pensante. Il avait néanmoins co-signé avec Harry Belley, excellent critique et auteur de polars renommés, un fort bon papier sur la Biennale de Lyon 2009. Cela ne se fait pas mais on les remercie quand même.
La Biennale d'Athènes s'achève, si vous avez vu le Parthénon, préférez Thessalonique, petite Biennale, 2e édition, très énergique, et finalement dans une réflexion assez proche de celle de Lyon, même si les œuvres sont très différentes.
Prochainement, on vous parlera de la Biennale de Mercosul, qui vient d'ouvrir, de Pierre Soulages, et peut être de Fukuoka.

