Lara Almarcegui

Portrait

Née en 1972 à Saragosse (Espagne), vit et travaille à Rotterdam (Pays-Bas)

 

Mâchefer, 2017

Entre renouvellement et déclin, Lara Almarcegui tente de mettre en lumière les espaces urbains abandonnés. Les 85m3 de mâchefer qui constituent l’œuvre éponyme proviennent ainsi de la destruction du portail de la Halle Girard, une ancienne usine de chaudronnerie construite en 1857. Celle-ci était située à environ 200 mètres de la Sucrière, de l’autre côté de la Presqu’île de Lyon, et témoigne du passé industriel, aujourd’hui presque invisible, du quartier de La Confluence. Le mâchefer est le résidu solide de la combustion du charbon, et son réemploi pour des travaux d’urbanisme a été particulièrement fréquent dans la région lyonnaise jusqu’aux années 1990. Cet ancrage local double − l’identité industrielle du quartier et l’emploi de ce matériau résiduel − pointe l’acuité du regard porté par Lara Almarcegui sur les spécificités géographiques, urbaines ou architecturales : « Dans un contexte où la plu­part des architectes et des artistes s’acharnent à dire que tous les lieux sont identiques, je vais à l’opposé, affirmant que tous les lieux sont différents les uns des autres : un terrain qui est à deux cents mètres d’un autre est différent du premier tout comme une ville diffère de la ville vois­ine ». En résidence à Saint-Fons avec Veduta/Biennale de Lyon, elle présente un ouvrage résumant ce travail collectif au CAP Saint-Fons et à la Sucrière.

 

Avec le soutien de Acción Cultural Española, AC/E, Madrid 
ACE Graf

 Avec le soutien de la Fondation Mondriaan, Amsterdam

Fondation Mondrian

Réalisé avec le concours de Soterly

©DR

 

 

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