Pratchaya Phinthong

Portrait

Né en 1974 à Ubon Ratchathani (Thaïlande), vit et travaille à Bangkok (Thaïlande)

 

Ephemeral Cinema, 2004

Ephemeral Cinema est une voiture électrique conçue en 2004 par l’artiste conceptuel thaïlandais Pratchaya Phintong pour l’exposition « Here & Now » à Bangkok. Elle pose la question de la fonction du monde de l’art par rapport au monde réel. En effet, cette sculpture reste à l’intérieur de la Sucrière pendant la journée (afin que la batterie se recharge) et se transforme en cinéma mobile la nuit. Partant de deux points différents et sur un même moment, Pratchaya Phintong propose un choix, celui de relier les deux réalités présentées tout en soulignant l’espace qui les sépare. L’espace préservé de la galerie rencontre ainsi l’étendue ouverte de la ville. Pour la Biennale de Lyon, l’Ephemeral Cinema projette, au gré de ses pérégrinations nocturnes, les œuvres de Babette Mangolte (There? Where?, 1979), de Perrine Lacroix (Winfred, 2013) et de Robert Breer (Fuji, 1974). À l’opposé de la mobilité de son petit cinéma sur roues, l’artiste présente également Reality Ripple, une image de silence projetée au rez-de-chaussée de la Sucrière.

Avec le soutien de gb agency, Paris

 

Reality Ripple, 2017

L’artiste thaïlandais Pratchaya Phintong place la question de l’espace au centre de son travail plastique. À travers ses oeuvres, il tente de réunir différents lieux afin d’en mesurer les ressemblances, les différences, la proximité et la distance qui les séparent. Créée pour la Biennale, son oeuvre Reality Ripple met en place un lien entre Lyon et Bangkok. En Thaïlande, l’oeuvre ne s’apparente qu’à un simple panneau de publicité délabré, vide et inutilisé – comme un reflet de la société thaïlan­daise, en proie à un silence imposé par le pouvoir en place. « Mais en réalité, nous dit l’artiste, ce panneau est un emplacement qui génère des images séquentielles, comme s’il était occupé de manière invisible par la Biennale. Pendant ce temps à Lyon, le panneau se trans­forme en une seule image en accéléré, un time-lapse qui représente une accumulation constante, “l’éternel retour” du temps réduit au silence. »

 

©DR

 

INSCRIVEZ-VOUS !

Abonnez-vous à la newsletter et restez connecté à la Biennale