Robert Breer

Portrait

Né en 1926 à Detroit (États-Unis), décédé en 2011

Rug, 1969

Rug, 1966

Rug, 1965

Float, 1970-2000

Float, 1970

Float

Peintre, sculpteur et cinéaste, Robert Breer a su bâtir tout au long de sa carrière une œuvre drôle, atypique et stimulante. Passé par l’abstraction géométrique et les films d’animation, il invente des objets en mouvement dans les années 1960, qu’il a notamment présenté en 1970 lors de l’exposition universelle d’Osaka pour le pavil­lon américain. Grâce à leurs petites roues invisibles, ses Floats et ses Rugs se déplacent imperceptiblement au sein de l’espace d’exposition en un ballet discret et aléatoire, entre indiscipline, apesanteur, glissement et fluidité. Légèrement surélevées, elles semblent flotter, être à la dérive, changeant de direction lorsqu’elles rencontrent un obstacle. De par leur autonomie enfin, elles se jouent de la sculpture minimaliste et de la dimension sacrée de l’exposition.

 


Fuji, 1974
Robert Breer a réalisé aussi bien des peintures abstraites que des sculptures mobiles ou des films, jouant sur les rapports entre les formes et les couleurs comme sur les variations de rythme. Son film Fuji utilise la technique d’animation de la rotoscopie qui consiste à relever image par image les contours d'une figure filmée en prise de vue réelle pour en transcrire la forme. Le Mont Fuji y est vu à travers la fenêtre d’un train, au rythme des accélérations et des ralentissements. La silhouette de cette montagne si souvent représentée dans les estampes japonaises se réduit parfois ici à sa plus simple expression : deux lignes à la qualité calligraphique. Une performance poétique, lyrique, rythmique et envoûtante, dans laquelle des fragments de paysage, de passagers et de l'intérieur d'un train se mêlent en un rêve de voyage magique et coloré.

 Courtesy de l’artiste et de gb agency

 

©Ruud Jonkers

 

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