Shimabuku

Portrait

Né en 1969 à Kobé (Japon), vit et travaille à Okinawa (Japon)

 

Cuban Samba (Remix), 2016

Tranqüilo, 2008

I’m Wishing, 2008

Les œuvres de Shimabuku sont des passages qui conduisent vers un monde sans frontières ni gravité, où les poulpes rencontrent les pigeons, où les sirènes qui habitent au fond des mers rejoignent les hommes à la surface. Un monde où chacun a sa place, où la poésie présente dans chaque chose, rend tout possible. Pour Cuban Samba (Remix), il s’est inspiré d’une fuite d’eau dans un espace d’exposition à la Havane : en plaçant des boîtes de conserve sous les gouttes d’eau, l’artiste s’est rendu compte que le son rythmique ressemblait à une samba. De cette rencontre entre l’eau et l’étain, Shimabuku a fait une vidéo aussi surréaliste que loufoque, puis il est parti au Brésil où il a invité les musiciens Kassin et Arto Lindsay à en faire un remix. Shimabuku crée des scénarios poétiques dont il documente la gestation comme la réalisation. Performatives, parfois absurdes, ses interventions permettent de renouveler l’intensité du regard que l’on porte sur le monde contemporain, ses bizarreries merveilleuses. C’est ainsi que Cuban Samba (Remix) montre à la fois la vidéo originale et le portrait des musiciens pendant leur performance, comme un fil ténu tiré entre Cuba et le Brésil. Deux autres vidéos de l’artiste sont également exposées : Tranquilo et I’m Wishing, dans lesquelles on voit Kassin nageant sous l’eau, dans un océan de sons au rythme de sa musique, à la rencontre de la faune et de la flore sous-marines.

Avec le soutien de la galerie Air de Paris, Paris

 

Let's make cows fly, 2017

Shimabuku est un artiste qui parcourt le monde en accumulant les rencontres insolites. Renouant avec une esthétique de la dérive situationniste, il a étudié à Osaka puis à San Fransisco pour ensuite voyager dans différents ports du monde, au Japon, au Brésil, en France, aux Pays-Bas et aux États-Unis. L’artiste expéri­mente les interactions possibles avec le vivant afin de repousser les limites physiques ou imaginaires. Il crée les conditions de scénarios poétiques, dont il documente à la fois le processus et la réalisation. Performatives, parfois absurdes ou loufoques, ses interventions renouvèlent le regard que l’on porte sur le monde contemporain qu’il s’attache à mettre souvent sens dessus dessous. C’est le cas de Let’s Make Cows Fly, performance de cerfs-volants de forme bovine, née de sa visite au Grand Parc Miribel Jonage, dans le cadre de sa résidence avec Veduta/Biennale de Lyon. Surpris de la présence de vaches Aubrac et Pie Noir dans un lieu plutôt connu pour ses activités de loisirs, l’artiste propose à des volontaires de les suspendre poétiquement, le temps d’une après-midi, et de renverser de manière ludique l’ordre des choses. Ainsi, « les vaches nous regarderont… ». Avec Let’s Make Cows Fly, Shimabuku poursuit ses expérimentations autour des cerfs-volants (When Sky Was Sea ou Flying Me), évoquant tout à la fois l’imag­inaire enfantin et une certaine histoire de l’art des objets flottants, de Magritte à Hans Richter. Il présente également des œuvre à la Sucrière.

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

Abonnez-vous à la newsletter et restez connecté à la Biennale