Veduta

Chassieu, Francheville, Givors, Lyon7e et Lyon 8e, Meyzieu, Oullins, Rillieux-la-Pape, Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, Saint-Fons, Vaulx-en-Velin, Grand Parc Miribel Jonage 

 

Directeur artistique | Thierry Raspail
Responsable de Veduta | Adeline Lépine

 

Depuis 2007, Veduta crée, sur des territoires urbains ainsi connectés, des situations qui sont autant de zones de contacts et de convergences entre des expérimentateurs volontaires et curieux, des artistes, des oeuvres et des villes. Partout, tous se rencontrent, débattent, discutent, créent et font l’expérience des questions intemporelles que pose l’art.

 

Le terme italien « veduta » est utilisé par les peintres de la Renaissance. Il est généralement traduit par « vue » ou « ce qui se voit » et désigne alors une fenêtre ouverte qui rompt la perspective de la toile et incite à voir ailleurs.
Au sein de la Biennale de Lyon, Veduta invite donc à regarder ailleurs, mais aussi à s’interroger sur ce que l’on voit, comment on le voit, comment on le (re)présente et enfin ce que tout cela produit. Cette fenêtre s’ouvre sur divers territoires de la Métropole de Lyon et leurs habitants qui acceptent de s’inspirer des oeuvres et des artistes afin d’expérimenter, développer, transformer, ingérer, digérer et déployer le potentiel de l’art, ce vecteur de poésie, de questionnement et d’action. 
Chacun est invité à explorer tour à tour différentes étapes de la création visuelle (de sa conception à sa diffusion en passant par sa transmission) et à construire pour soi-même et ensemble les conditions d’un acte, d’une idée, d’une pensée, d’une création, d’une exposition et d’une attitude face à l’art afin de participer aussi à « la création permanente ».

 

Avec Veduta, la Biennale de Lyon crée de nouvelles aires, soit des points de rencontre permanents ou temporaires qui surgissent du dialogue qu’entretiennent les artistes avec les villes et leurs populations. Lieu de rencontre, médiathèque, place de la mairie, jardin… ou simplement surface disponible, les aires sont là où Veduta génère des actions, des manifestations, des situations esthétiques. Cette série d’aires fonctionne selon un principe d’archipels à travers des formes autres qui interrogent la ville moderne : sa mémoire, son langage, les échanges qu’elle génère, ses désirs de modes d’existence. En réponse aux Mondes flottants, elles proposent une lecture spéculative du présent et invitent à réfléchir avec les oeuvres à des visions du futur, à d’autres « dimensions », d’autres « vues » à porter sur les espaces du commun et du vivre ensemble au sein des villes.


En 2017, Veduta est accueilli par dix communes de la Métropole ainsi que par le Grand Parc Miribel Jonage. La plateforme s’associe également avec trois partenaires artistiques qui acceptent de « prendre l’aire ».
Les résidences d’oeuvres et d’artistes, les expositions et les flâneries, sont autant de formes données à ces archipels qui s’installent sur les aires. Elles proposent des connexions nouvelles entre des cultures visuelles variées et des expériences artistiques à la fois connectées et dispersées sur ces différents territoires avec la complicité de leurs créateurs. 
Ainsi, l’Eau de Rose de Thierry Boutonnier se diffuse à l’échelle de cinq aires de la Métropole. Ce parfum migrateur croisera sur son chemin les Histoires du soir de Lee Mingwei qui seront lues à l’oreille des petits comme des grands, partout et pour tous, lors de leur voyage à bord d’un véhicule. Au cours de ces parcours et promenades, nous découvrirons également des lieux oubliés qui réapparaîtront avec Lara Almarcegui. Les flâneurs apprécieront aussi les mots voyageurs et libertaires de Rivane Neuenschwander ou les cerfs-volants de Shimabuku qui mettent le monde sans dessus dessous et perturbent les règles de la physique comme celles de la politique. 
Avec les oeuvres et les artistes, les dialogues et les idées circulent et se diffusent également. Veduta renoue avec son principe d’expositions conçues par les habitants à partir de la collection du macLYON et le Moderne qui les inspirent pour nous parler d’humanisme, de cycle, de révolution, des sons de notre environnement. Ils nous concoctent à leur tour des mondes, un archipel d’expositions poétiques et critiques pour retrouver l’espace de rêver et nous ouvrir à des utopies que l’on souhaiterait réalisables.

 

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