Week-end performances - Programme

Samedi 14 octobre

La Sucrière

11h30
Variations in Time and Space
Durée : 1h
Rez de chaussée

 

Index

Variations in Time and Space © Compagnie Ghislain Roussel & Association Tutti.


Les performeurs : Stéphane Ghislain Roussel et Julie Läderach (violoncelle)
Vidéos : Julien Ribeiro & Camille Greatorex  (avec la participation de David Debrinay et Delphine Pille).
Costumes : Annabelle Locks

Créée au CPR-Center for Performance Research de New York en octobre 2015, la performance-conférence Variations in Time and Space rend hommage à la violoncelliste américaine Charlotte Moorman, égérie Fluxus et des Avant-gardes américaines, et propose de sonder les frontières entre réalité et fiction, en interrogeant plus particulièrement les notions de temps et d’espace.
Conçue comme une véritable variation, où sons, paroles et images entrent en friction et en résonances, elle prend à chaque sortie une nouvelle forme tant dans son esthétique que son contenu. Ces EXIT n°5 & n°6 sont spécialement composés comme des contrepoints de la Biennale de Lyon d’Emma Lavigne Mondes flottants.
Ces performances coïncident avec la sortie du catalogueharlotte In memoriam C Moorman, reprenant sept années de recherches et de performances de Stéphane Ghislain Roussel et Julie Läderach, autour de Fluxus, du temps et de l’espace.

Une production Compagnie Ghislain Roussel, Luxembourg - Tutti, Bordeaux - Gemini Tears, Lyon - Mudam-Musée d´art moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg.
Avec le soutien du FOCUNA et du Ministère de la Culture du Grand-Duché de Luxembourg.


12h
Active Poetry d’Ewa Partum

Partum
Ewa Partum, active poetry, Palermo 2015.  DR


L’artiste polonaise Ewa Partum a très tôt nourri un goût pour la poésie visuelle en même temps qu’un intérêt pour l’espace public. Les lettres blanches qu’elle disperse dans Active Poetry proviennent de la propagande officielle des années 1970: ready-mades accessibles dans toutes les papeteries, elles servaient à composer des slogans. En semant en ville, puis en pleine nature, ces lettres blanches, elle opte pour une redistribution incessante du sens. Le piétinement des passants, le ressac des vagues ou le souffle du vent relayeront cette dispersion. En 1971, l’artiste reprend des passages de Goethe, Proust, Joyce ou Kafka dont elle mélange l’ordre des signes (An Excerpt from Faust by Goethe, An Excerpt from A la recherche du temps perdu by Proust, etc). La dislocation rejoint certaines expériences dada, comme le tirage au sort de mots découpés dans un journal décrit par Tristan Tzara. Pourtant l’artiste ne fait pas du hasard un principe organisateur, puisque ses lettres n’aboutissent à aucune composition figée. Les semailles des Active Poetry réalisées de 1971 a 1973 génèrent un flux volatil de lettres promises à la perte d’unité et de signification. Au sens propre et figuré, l’artiste accomplit la dissémination du logocentrisme et de ses hiérarchies, au profit de l’incommunicabilité et de l’imagination.


12h30-14h
Déjeuner rose
Proposé par le Café Biennale en collaboration avec Thierry Boutonnier
Café Biennale

 

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Thierry Boutonnier, Eau de Rose, 2013-2017. Plantation collective et dégustation de mets à l’eau de rose réalisés par les mères z’abeilles à Rillieux-la-Pape, quartier des Semailles, mars 2017 dans le cadre de Veduta/Biennale de Lyon 2017, © Blandine Soulage

 

Depuis février 2017, l’artiste Thierry Boutonnier s’est associé à la plateforme Veduta de la Biennale d’art contemporain ainsi qu’à cinq communes de la Métropole de Lyon et à leurs usagers dans le cadre de son œuvre Eau de Rose. Eau de Rose propose une situation particulière : celle de la production d’une œuvre, dont le cycle se répète d’années en années. Ceux qui en font l’expérience dans le temps peuvent s'impliquer à chaque étape : planter les rosiers, les faire grandir, cueillir leurs fleurs, les faire sécher et les distiller. En conséquence, la réception d’Eau de Rose et son épanouissement se déclinent et se modifient au gré des territoires, terrains et terreaux !
Afin de célébrer ces 8 mois de création commune et leurs conséquences parfois inattendues, Thierry Boutonnier invite des marraines et parrains des rosiers ainsi que toutes les personnes curieuses (et gourmandes !) à savourer un « déjeuner rose » imaginé en collaboration avec le Café Cousu.
Rendez-vous le 14 octobre à 12h30 au Café Biennale à la Sucrière pour déguster toutes les saveurs d’Eau de Rose en compagnie de l’artiste, mais également de deux scientifiques spécialistes des roses, Sylvie Baudino et Jean-Claude Caissard du Laboratoire BV pam de l’université Jean Monnet à Saint-Etienne.


Attention : les places sont limitées et le déjeuner accessible uniquement sur inscriptions préalables, tarif : 30€

Réserver maintenant

En savoir plus sur le projet Eau de Rose


14h-18h
A Spark kept alight d’Elisabeth S. Clark  
Rez de chaussée

 

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Elisabeth S. Clark, A Spark kept alight, Courtesy de l'artiste et de la Biennale de Lyon 2017, ©Blaise Adilon

 

L’œuvre A Spark kept alight sera réactivée à la Sucrière de 14h à 18h.

Pour la Biennale, Elisabeth S. Clark réactive plusieurs installations et performances. A Spark kept alight est une étincelle qui se déplace pendant plus de douze heures, qui parcourt lentement et sans interruption tout le rez de chaussée de l’exposition. Allumée pour le vernissage le 19 septembre 2017 puis éteinte quelques heures plus tard, elle est rallumée pour ce week-end performances.

Le macLYON

14h-16h
Horizon retrouvé de Marco Godinho
Entrée côté cinéma UGC

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Marco Godinho, Horizon retrouvé , 2014 © 49 NORD 6 EST - FRAC LORRAINE


Marco Godinho fait de ses déplacements géographiques et culturels, subis ou désirés, une des trames poétiques de son travail.
« Je propose une idée qui puisse être réalisée par un groupe de personnes qui ne se connaissent pas forcément et qui vont réaliser une marche collective dans une ville. Les personnes peuvent marcher seules, par petits groupes ou toutes ensemble. Le but est de marcher, de se laisser porter par le simple fait de déambuler à la recherche de traces laissées par d’autres et de collaborer à une même expérience. Les traces sont des bouts de ficelles, de cordes, de lacets (...) abandonnés par les passants. »


Vous pouvez encore « augmenter » l’horizon de l’œuvre en récoltant, sur votre chemin jusqu’au Musée, liens, lacets et bouts de ficelle qui seront ensuite noués entre eux avec les collectes précédentes, et en présence de l’artiste ! Pour ceux qui ont déjà réalisé une collecte, n’oubliez pas de venir avec !

14h-16h30
Bataille (-en-valise) de Rivane Neuenschwander
1er étage

 

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Rivane Neuenschwander, Bataille, 2017, Courtesy de l'artiste, de la Biennale de Lyon 2017; Galeria Fortes d'Aloia & Gabriel, Tanya Bonakdar Gallery, Stephen Friedman Gallery © Blaise Adilon

 

Rivane Neuenschwander collecte sur Internet les mots de la protestation, proposant ainsi un instantané des luttes à l’échelle d’un pays mais dont les termes tissent des liens à l’international.
Pour la 14e Biennale de Lyon, elle s’inspire de photographies tirées d’une actualité française liée aux conflits sociaux récents. Affichés aux yeux de tous ou discrètement épinglés sur les vêtements des visiteurs sous la forme d’étiquettes, ces mots migrateurs forment une carte globale de la résistance.
Pour Veduta, Rivane Neuenschwander accepte pour la première fois de concevoir une version spécifique de Bataille, où les tampons encreurs remplacent les étiquettes.
Cette version « augmentée » et mobile de l’œuvre est ainsi revisitée et activée par les habitants qui s’en emparent, l’incarnent, la manipulent et la transforment à travers des pancartes prêtes pour une manifestation poétique !

 

Venez composer vos propres mots de la protestation et les tamponner sur des pancartes !

 

Rejoignez ensuite le cortège à partir de 16h devant l’entrée du musée pour partager vos idées, désirs, revendications, mots quotidiens au cours d’une marche tout aussi joyeuse que sérieuse.

17h30
Loie Fuller Recherche d’Ola Maciejewska
Durée : 30min

 


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Yellow Object  Loie Fuller Manual by Ola Maciejewska © Martin Argyroglo


Dans Loie Fuller: Recherche la chorégraphe et performeuse Ola Maciejewska revisite la « Dancing Dress » inventée par Loie Fuller, l’une des artistes les plus reconnus du Modernisme en danse. Loie Fuller: Recherche est un déploiement joyeux de formes changeantes qui se révèlent à travers deux exercices différents, évoquant la relation entre la sculpture et le sculpteur. Ici, la pratique physique recrée le mouvement de la matière quand elle prend forme : un mouvement qui naît de la relation entre le corps humain et un objet,  la « Dancing Dress ». L’idée de cet exercice n’est pas d’accentuer l’élan vers une relation physique avec les choses mais plutôt de créer des formes qui rendent cette relation visible.

Espace public

15h30
Éclat d’Elisabeth S. Clark
Sur les ponts de Lyon

 

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© Elisabeth S. Clark & Galerie Dohyang Lee

Avec des interventions discrètes et délicates, Elisabeth S. Clark amorce des récits qu’elle laisse ouverts. Une œuvre littéraire, une anecdote ou une situation peuvent constituer l’origine de ses performances, partitions ou installations : la perte ou la dissimulation d’un objet, une suite d’instructions…
26 ballons rouges seront lâchés simultanément à partir de 26 ponts de Lyon. Un geste simple et éphémère qui néanmoins produit un trajet important du proche au lointain et une éventuelle transformation – l’éclat des 26 ballons.
Cette pluie de confettis, bien que pratiquement invisible à l’œil nu, se manifeste au bout de ce trajet. Par un geste simple, une sculpture-évènement-dessin est produit dans le ciel et pour le ciel.
A chaque spectateur de faire aussi son propre film, de choisir son propre angle de vue.
Pour l’artiste, il s’agit d’une « petite fête pour le ciel » qui se tient au-dessus de la ville. Elle invite surtout à une participation collective et une action chorégraphiée pour ponctuer le ciel et relier tous les territoires.

16h15
Divisor de Lygia Pape
Durée : 45 min
Rue couverte à la Cité internationale et au Parc de la Tête d’or

 

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Lygia Pape, Divisor (Divider), 1968, photo : ©Paula Pape © Projeto Lygia Pape Performance at Museu de Arte Moderna, Rio de Janeiro, 1990

 
Divisor (1968) est une œuvre emblématique de l’artiste brésilienne Lygia Pape pour laquelle elle invente un protocole destiné à être activé par des habitants de Rio de Janeiro. Lors de la première occurrence de Divisor, Lygia Pape a réuni différentes communautés de la ville et connecté des horizons sociaux divers. Ainsi, tous sont réunis sous un même drap blanc percé de trous, de trente mètres de large sur trente mètres de long. Seules les têtes des performeurs sont visibles. Classes sociales et générations sont rassemblées par un même « vêtement », métaphore poétique et politique du « tissu urbain et social » qui compose les villes. D’un même pas, ils empruntent une direction commune au sein d’une vague collective et gaie que l’artiste a envisagé dès le départ comme reproductible même en son absence.

Collection IAC, Rhône –Alpes ( Villeurbanne)

 

Dimanche 15 octobre

La Sucrière

11h-19h

Sleepers de Carole Douillard

Durée : Toute la journée
1er étage

Douillard Sleepers
Carole Douillard, Sleepers, ©JC Lett, 2016

Artiste plasticienne et performer, Carole Douillard s’intéresse au corps comme sculpture et explore différents contextes sociaux pour expérimenter la mise en présence d’un corps physique avec un corps social incarné par le public. Les Sleepers, un ensemble de dormeurs répartis au premier étage de la sucrière, constituent une communauté visiblement passive qui interroge la relation entre le corps « échoué », endormi du performer et celui, vertical et en mouvement, du public. Ces sommeils se posent aussi comme des sculptures vivantes et contemplatives qui s’articulent, dans leur présence sensible, aux œuvres et à l’espace d’exposition.

 

12h
Loie Fuller Recherche de Ola Maciejewska
Durée : 30min
Rez-de-chaussée

 

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Black Object « Loie Fuller Manual by Ola Maciejewska © Martin Argyroglo


Dans Loie Fuller: Recherche la chorégraphe et performeuse Ola Maciejewska revisite la « Dancing Dress » inventée par Loie Fuller, l’une des artistes les plus reconnus du Modernisme en danse. Loie Fuller: Recherche est un déploiement joyeux de formes changeantes qui se révèlent à travers deux exercices différents, évoquant la relation entre la sculpture et le sculpteur. Ici, la pratique physique recrée le mouvement de la matière quand elle prend forme : un mouvement qui naît de la relation entre le corps humain et un objet,  la « Dancing Dress ». L’idée de cet exercice n’est pas d’accentuer l’élan vers une relation physique avec les choses mais plutôt de créer des formes qui rendent cette relation visible.


12h30  
Variations in Time and Space
Durée : 1h
Rez de chaussée

Les performeurs : Stéphane Ghislain Roussel et Julie Läderach (violoncelle)
Vidéos : Julien Ribeiro & Camille Greatorex  (avec la participation de David Debrinay et Delphine Pille).
Costumes : Annabelle Locks

Créée au CPR-Center for Performance Research de New York en octobre 2015, la performance-conférence Variations in Time and Space rend hommage à la violoncelliste américaine Charlotte Moorman, égérie Fluxus et des Avant-gardes américaines, et propose de sonder les frontières entre réalité et fiction, en interrogeant plus particulièrement les notions de temps et d’espace.
Conçue comme une véritable variation, où sons, paroles et images entrent en friction et en résonances, elle prend à chaque sortie une nouvelle forme tant dans son esthétique que son contenu. Ces EXIT n°5 & n°6 sont spécialement composés comme des contrepoints de la Biennale de Lyon d’Emma Lavigne, Mondes flottants.
Ces performances coïncident avec la sortie du catalogue In memoriam Charlotte Moorman, reprenant sept années de recherches et de performances de Stéphane Ghislain Roussel et Julie Läderach, autour de Fluxus, du temps et de l’espace.

14h-17h
Entrevidas d’Anna Maria Maiolino

 

Maiolino HD Preview
Anna Maria Maiolino, Entrevidas, 1981 Collection 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine, Metz (FR) © A. M. Maiolino

L’expression « marcher sur des œufs » signifie au figuré « se comporter prudemment dans une affaire délicate ». A la traversée de l’installation performative et éphémère Entrevidas, elle saute littéralement aux yeux dans sa traduction concrète en espace du réel. Le sol est recouvert d’œufs de poules dispersés, semés en désordre organisé sur une surface définie pour permettre le passage du spectateur.
L’œuvre est datée de 1981, au cœur de la période dite « d’ouverture démocratique » de la dictature militaire au Brésil. Rejouer l’installation aujourd’hui, re-produire l’œuvre sous forme d’un rituel de l’art, c’est remettre en scène la pièce performée dans la rue à l’époque en 1981.
Cette installation poétique et sensible met le réel sans dessus dessous dans une opération critique et exorcise par la magie primitive de l’art un système à la violence endémique. Entrevidas est dans sa peur de champ de mines un espace aliénant, mais avant tout un chemin de vies embryonnaires, un passage délicat vers la liberté où le visiteur actif est projeté entre deux vies.
« Le passé est un œuf cassé, l’avenir est un œuf couvé. »

 

A l'ouverture de l'exposition

Enchanté d’Elisabeth S. Clark


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Elisabeth S. Clark, Enchanté, Courtesy de l'artiste, de la Biennale de Lyon 2017 ©Blaise Adilon


L’œuvre Enchanté sera réactivée ce dimanche à la Sucrière.
Un tapis de paillettes est installé à l’entrée de l’exposition, que le spectateur emportera nécessairement avec lui. Les œuvres d’Elisabeth S. Clark sont autant de moments à la fois fugaces et marquants.
Il s’agit d’une œuvre présentée lors du vernissage de la Biennale de Lyon en septembre 2017.

 

Espace public

15h
Divisor de Lygia Pape
Durée : 45min
Confluences jusqu’à la Sucrière

 

Divisor (1968) est une œuvre emblématique de l’artiste brésilienne Lygia Pape pour laquelle elle invente un protocole destiné à être activé par des habitants de Rio de Janeiro. Lors de la première occurrence de Divisor, Lygia Pape a réuni différentes communautés de la ville et connecté des horizons sociaux divers. Ainsi, tous sont réunis sous un même drap blanc percé de trous, de trente mètres de large sur trente mètres de long. Seules les têtes des performeurs sont visibles. Classes sociales et générations sont rassemblées par un même « vêtement », métaphore poétique et politique du « tissu urbain et social » qui compose les villes. D’un même pas, ils empruntent une direction commune au sein d’une vague collective et gaie que l’artiste a envisagé dès le départ comme reproductible même en son absence.

Collection IAC, Rhône –Alpes ( Villeurbanne)

 

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