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Séminaire IMPEC



Le séminaire mensuel IMPEC, dirigé par Christine Develotte, accueille des collègues de différentes disciplines : sciences du langage, sciences de l’éducation, sciences cognitives, sciences de l’information et de la communication, psychologie, sociologie, et des doctorants qui centrent leur objet de recherche sur les interactions par écran.

Il se présente comme un lieu de débats épistémologiques et méthodologiques. Partie prenante des positions revendiquées par le récent champ des « Humanités numériques », il cherche à promouvoir de nouvelles approches prenant davantage en compte les spécificités des interactions multimodales par écran.
Dans ce cadre, le séminaire du 14 décembre 2019 fera intervenir des artistes qui se servent des écrans dans leur travail artistique. Pour l’occasion, ce séminaire sera externalisé dans l’ancienne usine Fagor, nouveau lieu de la Biennale d’Art Contemporain. Ce séminaire accueillera le public de la biennale en plus des chercheurs habituels.
Les artistes invités sont, d’une part, les Dronards. Ce collectif d’artistes pluridisciplinaires fondé par Laurent Petit, Aurélien Durand et Adelin Schweitzer en 2014, développe une écriture artistique fortement influencée par la culture populaire de science fiction et construit depuis bientôt quatre ans une approche singulière sur l’image en mouvement et la création vidéo dans l’espace public. A partir d’engins télécommandés de type « rover » (roulant) et drone (aérien) permettant au pilote un déport de ses perceptions et de ses moyens de communication via différents organes embarqués sur les robots et sur lui-même, le collectif agit dans la rue en réalisant des performances à la rencontre d’un public le plus souvent inconscient de ce qui se joue. Le protocole d’usage des machines – relevant à la fois du tournage de cinéma et de la performance devient dès lors le moyen et le sujet des expériences réalisées. Les différents médias qui en découlent sont à la fois des comptes rendus d’expérience, des courts métrages de fiction mais avant tout des projets hybrides et participatifs à l’échelle du territoire exploré par les artistes.
D’autre part, l’artiste Annie Abrahams proposera de faire vivre l’expérience « Mouvements à distance » au public présent. Cette expérience, conçue pour 12 participant.e.s muni.e.s de leurs smartphones, oreillettes et casque, dure 10 minutes. Dispersé.e.s dans l’espace (sur le lieu du séminaire, mais aussi plus largement en ligne), connecté.e.s via le réseau à une interface de téléconférence ordinaire, les participant.e.s ferment les yeux et se laissent guider par une voix dans un exercice de mouvement partagé. Leurs téléphones mobiles fonctionnent comme des extensions photosensibles de leurs mains et produisent, projetées sur un écran, une seule image. Les yeux fermés, les participant.e.s se concentrent sur leur corps et ne contrôlent plus leur image. Celle-ci devient du coup la trace directe de leur vécu, une traduction de leur mouvement en résonance avec les autres. Quelques personnes de l’audience pourront participer à l’expérience.

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infos pratiques

Date et horaires

Samedi 14 déc. 2019 de 14h à 16h30

Lieu