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Jean-Paul Schmitt – Geneviève Cornu

Invitation – Galerie Mémoire des Arts

Geneviève Cornu est née à Rocamadour en 1939. Ses poèmes et ses peintures se nourrissent du souvenir des sites rupestres de son enfance dans le Quercy, où elle observa les eaux profondes, les bêtes et les gens, avec un regard, et plus encore : une vision empreinte de tendresse. Mais c’est à Paris que Geneviève Cornu trouva la ville qui l’aida à penser et à grandir.
Longtemps, Geneviève Cornu se préoccupa d’objets et de surfaces, de la recherche de structures, d’écritures, de signes, d’un dialogue de la peinture et de la poésie, des formes intuitives, du Visible et de l’Invisible.
La peinture de Geneviève Cornu semble désormais moins formaliste, moins attachée à des concepts et plus près du vécu humain décliné dans des tons surprenants, étrangement acidulés.

Jean-Paul Schmitt est né à Thionville en 1947. Paysages urbains, territoires de flux et de reflux, la série des cafés de l’artiste constitue des espaces de liberté et des lieux de vérités… Un thème idéal pour Jean-Paul Schmitt qui avant toute chose est un être humain généreux, ouvert infiniment à la douleur des autres. Il était normal qu’il investisse, après les objets du quotidien oubliés dans nos greniers, après les paysages environnant sa maison et son atelier de Saint-Martin-en-Haut, ces signes de vies, où les humains se révèlent à eux-mêmes et aux autres, dans des rencontres imprévisibles et parfois lourdes de conséquences. Les cafés, donc, à chaque instant de notre quotidien : le café du matin, où le fusain, parfaitement dominé, rend honneur à la féminitude rayonnante, le serveur interlocuteur privilégié, la terrasse ouverte sur la lumière dès les premiers jours du printemps, le célèbre Péristyle de l’Opéra, le célèbre Café Bellecour, où le peintre Jacques Truphémus, membre du groupe Sanzisme avec Jean Fusaro, et, André Cottavoz, prenait souvent son déjeuner, réfugié dans l’arrière-salle, mais aussi, à les cafés à Vaise, quartier bouleversé par la Révolution industrielle, puis immobilière, où vécurent les mariniers, acteurs de son développement autour de la Saône nourricière et si présents dans les toiles de Jean Couty, etc.
Rien n’échappe au regard de Jean-Paul Schmitt de la vie des bars à Londres, à Paris, à Montréal, et même à Amsterdam. Figurative dans sa modernité, la peinture règne. Elle est puissante. Elle nous réjouira longtemps, car la confrontation de Jean-Paul Schmitt avec les couleurs et les formes prend de l’ampleur en s’inscrivant dans la durée. Jamais un thème n’a mieux convenu à l’art de Jean-Paul Schmitt que cette patiente description de l’univers des cafés, lieux d’interconnexions entre les générations humaines où règne l’influence d’Internet et des réseaux sociaux.

infos pratiques

Dates
19 sept. 2019 – 04 janv. 2020
Vernissage jeudi 19 sept. à 18h

Horaires d’ouverture
Du mardi au samedi de 15h à 19h

Adresse de l’événement
Galerie Mémoire des Arts
124 rue de Sèze,
69006 Lyon