Bronwyn Katz

Née en 1993 à Kimberley (Afrique du Sud), vit et travaille à Cape Town et à Johannesburg (Afrique du Sud)

Tissées de matériaux fragiles, souples et parfois empreintes d’une vie passée, les sculptures de Bronwyn Katz racontent en creux la mémoire collective de fractures sous-jacentes aux territoires qu’elle explore. Dans les usines Fagor, une trame de métal semble jaillir du sol. Cette installation aux allures de forêt, traversée de rideaux de pluie, a été longuement tissée par l’artiste. La répétition de gestes simples, mesurés et précis constitue un acte de résistance pour Bronwyn Katz, qui déploie également cet engagement total du corps et de l’esprit lors de performances. Réalisé à partir de métal industriel, ce buisson foisonnant de cactées est pour l’artiste une représentation du paysage industriel lyonnais mêlée à sa propre mémoire. Bronwyn Katz s’intéresse aux notions de cartographie, de mémoire et de langage inhérentes au paysage : le titre de l’oeuvre fait référence à un site de gravures rupestres situé près de sa ville natale, au bord d’une rivière.

Avec le soutien de blank projects
Avec le concours de l’École de Production Boisard soutenue par Total Foundation

Bronwyn Katz, Driekopsieland (Île à trois têtes), 2019. Courtesy de l’artiste, de la Biennale de Lyon 2019 et [of the artist, the 2019 Lyon Biennale and] blank projects, Le Cap [Cape Town]. © Blaise Adilon