Mire Lee

Née en 1988 à Séoul (Corée du Sud), vit et travaille à Amsterdam (Pays-Bas)

Les sculptures motorisées de Mire Lee s’apparentent à des machines organiques dysfonctionnelles. Maltraitées, abusées, certaines reproduisent des mouvements d’aérobic, d’autres rampent, se tordent sur le sol ou dévoilent des liquides visqueux (graisse, huile, glycérine…) qui circulent et se répandent dans des enchevêtrements mouvants de câbles et de tuyaux. Relevant d’une relation affective ambiguë de l’artiste aux matières qu’elle travaille, comme l’acier, le silicone, le plâtre, le plastique ou l’argile, elles explorent la tension entre attraction et répulsion, amour et haine, douceur et violence, domination et soumission – pulsions et émotions antagonistes qui se matérialisent sous forme de représentations sculpturales low-tech conçues spécifiquement en fonction des lieux. Extension d’une oeuvre intitulée Andrea, Ophelia, at the Endless House (2018), prenant pour inspiration la référence au vore – une pratique fétichiste consistant à désirer avaler ou être avalé par l’autre –, son oeuvre sonde l’acte de dévorer comme ultime moyen d’union. Suspendues ou allongées dans une fosse, deux sculptures évoquent des corps mécaniques, dont les mouvements torturés provoquent un sentiment d’inconfort.

Avec le soutien de Ministry of Culture, Sports & Tourism of Korea (MCST), Korea Arts Management Service (KAMS), et du programme Fund for Korean Art Abroad (FKAA)
Avec le concours du Centre Culturel Coréen

Mire Lee, Saboteurs (détail), 2019. Courtesy de l’artiste, de la Biennale de Lyon 2019 [of the artist, the 2019 Lyon Biennale]. © Blaise Adilon