Sam Keogh

Né en 1985 à Wicklow (Irlande), vit et travaille entre Londres (Angleterre) et le Comté de Wicklow (Irlande)

Autour d’une tête foreuse de tunnelier de plus de 230 tonnes prolifèrent des sculptures, collages, peintures et vidéos, à la manière d’une végétation parasite, sauvage et synthétique, dans laquelle on repère des images de la renouée du Japon, une plante invasive capable de transpercer le béton ; un taret, mollusque qui infeste les coques en bois des bateaux ; et les larves d’une mite ayant mastiqué une centaine de pages de La Terroriste de Doris Lessing. Autant d’éléments reliés par des tunnels souterrains et des trous de vers. Selon l’artiste, « l’œuvre suggère un réagencement de la taxinomie botanique et un élargissement de l’écologie urbaine qui implique le propriétaire, l’agent immobilier et les processus de gentrification. Mais d’autres histoires « rongent parallèlement » à ces processus. Du sabotage – actes camouflés de destruction de biens – ralentissement volontaire du travail, falsification, sabotage du travail comme moyen d’ouvrir une brèche dans le temps capitaliste, de se faufiler dans sa coque, de se développer sous ses fondations, corrompant discrètement son intégrité structurelle. »

Avec le soutien de Culture Ireland et de la Kerlin Gallery
Avec le concours de Mühlhäuser France

Sam Keogh, Knotworm, 2019. Courtesy de l’artiste et [of the artist and] Kerlin Gallery, Dublin. © Blaise Adilon