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Simphiwe Ndzube

Né en 1990 à Hofmeyr (Afrique du Sud), vit et travaille entre Los Angeles (États-Unis) et Le Cap (Afrique du Sud)

À travers ses peintures et sculptures hybrides, Simphiwe Ndzube questionne les récits post-coloniaux du Sud en créant des paysages politiques oniriques qui outrepassent les frontières. « J’ai tenté de créer la genèse d’une cosmologie qui se trouve dans les “terres inexplorées et les mers sauvages” que j’appelle la Lune de la Mine. Elle émerge de la tradition du réalisme magique et s’étend dans des directions actuellement inconnues. » Pour la Biennale, il nous plonge dans une immense forêt théâtrale dans laquelle il met en scène une procession carnavalesque composée de deux groupes de sculptures qui s’opposent : les personnes spirituelles et les fossoyeurs, entre combat contre l’exploitation et désir d’évolution. L’artiste prolonge ici les thèmes qui hantent son travail tout en tissant des liens avec la « révolte des deux sous » (insurrection des ouvriers de la soie en 1786) et la « révolte des canuts » (soulèvements successifs en 1831, 1834 et 1848 des ouvriers de la soie, appelés canuts) – deux combats qui ont marqué l’histoire politique et sociale de Lyon, et qui résonnent avec celle des Usines Fagor.

Simphiwe Ndzube, Journey to Asazi (détail), 2019. Courtesy de l’artiste et [of the artist and] Nicodim Gallery, Bucarest [Bucharest]/Los Angeles ; STEVENSON, Le Cap [Cape Town]/Johannesbourg [Johannesburg]/Amsterdam. © Blaise Adilon